Grrrrrrrrrrrrrrr

Publié le par Fanny

Première expèrience très désagréable en Alsace avec des alsaciens....
Quand nous sommes arrivés en Alsace, Clara avait pris l'habitude de dire "quand est ce qu'on retourne en France?"...C'est très anecdotique mais finalement elle avait un peu raison, on est en Alsace avant d'être en France et c'est presque un pays, avec ses coutumes, sa langue, ses lois...et ses habitants...
Plantons le décor de la scène désagréable...
Dans un esprit de folie des grandeurs, notre chère commune a planté un somptueux casino en haut de la colline sur laquelle nous habitons. Ce coin si calme, notre fameux "chemin des planètes" , l'endroit rêvé pour les ballades, la course à pied, les champs à perte de vue...et bien au milieu de ce décor, autrefois si tranquile, trône désormais un Casino, machines à sous, grand restaurant et salle de spectacle cohabitent désormais avec les champs de maïs, les troupeaux de vaches et les chevaux...magnifique, je suis sûre que les vaches iraient bien tenter leur chance au blackjack!!!...... et tant qu'à faire les choses en grand, la colline s'est vue éventrée, pour y construire une route d'accès bordées de jolis arbustes, si, si,il faut le reconnaitre les arbustes sont mignons....on ne voit juste pas trop ce qu'ils font là au milieu des champs, ça n'est pas très cohérent avec le reste du paysage, tout comme les magnifiques drapeaux à l'effigie du groupe propriétaire du Casino et le Casino lui même d'ailleurs, ça fait tâche dans le paysage...Il y avait plus simple, il y avait d'autres endroits plus appropriés, mais la simplicité ne rime pas avec la politique...
Bref, maintenant il est là et il faut faire avec....les désagréments! Il a fallu supporter les travaux,la rue bloquée, les camions, les chefs de chantiers et les ouvriers qui prenaient notre petite route, accès le plus direct avec la route en construction pour accéder à la colline, pour un circuit automobile,...J'ai du renoncer pendant un bon moment à aller à l'école à pied, trop dangereux avec les filles...Le casino est ouvert...mais les travaux continuent. J'ai cessé de compter le nombre de fois où notre pauvre route s'est vue trouée, des trous partout et puis après les trous, il faut regoudronner et comme la route n'est pas large, il a fallu souvent prendre son mal en patience, faire des marches arrières (parce que le demi tour est impossible, par endroit on ne se croise pas à 2 voitures) mais c'est comme tout, la patience à ses limites...
Pour rejoindre le village, il y a une autre route...au lieu de descendre, il faut monter en haut de la colline, et emprunter une route utilisée uniquement par les agriculteurs pour accéder à leur champs et donc interdite à tous véhicules sauf ceux des riverains, c'est aussi un endroit où les gens aiment se ballader...
Pour la énième fois, je prends ma voiture hier matin pour aller faire quelques courses avant de récupérer Clara à l'école et je me retrouve nez à nez avec un camion qui déchargeait du goudron...j'adore...j'ai vite compris au sourires en coin des ouvriers que je pouvais attendre un moment avant qu'ils ne bougent. J'ai donc enclenché la marche arrière jusqu'à la maison, fait demi tour et pris la fameuse route...
Ca n'était pas la première fois, comme l'ensemble de mes voisins, j'utilise cette route quand je n'ai pas d'autres choix ou quand je n'en peux plus d'attendre...mais ce jour là, j'y ai croisé des alsaciens, qui comme la plupart des alsaciens sont très attachés aux règles et surtout au respect de ces règles...jusque là rien de bien méchant, c'est une donnée que l'on a bien intégré en arrivant ici. Les gens sont polis et respecteux tant que l'on est avec eux poli et que l'on respecte les règles, surtout celles fixées par eux même, rien de trop anormal jusque là.....sauf que je ne savais pas que certains  pouvaient être à ce point bornés et méprisants...
Quand j'ai vu le monsieur se mettre au milieu de la route pour m'empêcher de passer, j'ai ralenti et avec un grand sourire j'ai ouvert ma fenêtre pour leur expliquer gentiment que j'habitais dans la rue mais que celle ci étant bloquée je ne pouvais pas faire autrement...sauf que je me suis retrouvée en face de 2 bouledogues qui m'aboyaient dessus..... en alsaciens...ils ne voulaient rien savoir et surtout rien comprendre mais le pire c'était sûrement que je leur parlais en français...quand j'ai tenté entre 2 aboiements de demander qu'ils me parlent français parce que je ne comprenais pas l'alsacien j'ai franchi la limite....j'ai lu dans leurs regards noirs que ma requête résonnait comme une insulte...je me suis sentie comme une étrangère en situation irrégulière qui tente de s'expliquer mais qu'on rejète d'office justement parce qu'on la considère comme une étrangère...la femme a pris un ton menaçant en s'approchant de la voiture, faisant mine de retenir ma plaque d'immatriculation et elle m'a balancé séchement "Police", voilà le seul mot qu'elle a bien voulu prononcer en français...bon il faut dire que même si moi je ne comprenais pas tout, eux comprenaient très bien ce que je disais, je suis d'une nature plutôt calme mais de là à me faire incendier en gardant le sourire, faut pas pousser.
Je veux bien me faire réprimander parce que je ne respecte pas la règle mais je ne suis pas malhonnete, et puis bizarrement la règle a été plus souple avec le voisin que j'ai croisé juste avant de me faire barrer le passage, sur cette même route, je n'aime pas l'injustice...donc j'ai répliqué...aussi fort qu'eux.. jusqu'à ce que j'aperçoive dans le rétroviseur ma pauv Marie interloquée par la scène et surtout pas très rassurée...j'ai remonté ma vitre et repris ma route en laissant mes deux "agresseurs" continuer leur monologue alsacien...
Il m'a fallu de longues minutes pour retrouver une respiration normale et de longues heures pour faire passer la boule de colère que j'avais en travers de la gorge.
Sur l'Alsace et les alsaciens, j'avais entendu le pire et depuis notre arrivée, nous n'avons rencontré que le meilleur...un accueil chaleureux, une présence quotidienne, une aide précieuse, certains sont devenus des amis sur lesquels nous avons pu compter dans les moments critiques, avec lesquels nous partageons des soirées, des sorties, des week end...et la plupart sont des alsaciens...jusque là je n'avais eu droit qu'au meilleur et j'ai fini par rencontrer le pire.
J'ai du mal à admettre de me sentir étrangère dans mon pays et quand bien même je serais étrangère, où est le mal.... je veux bien m'intégrer dans le paysage, m'adapter au gens mais je refuserais toujours de m'adapter à ceux qui considèrent toute différence comme un objet de mépris.
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elodie 30/11/2008 14:00

Ouh quelle scène, je n'ai jamais vécu ça, même à Trieste où les gens ne sont pas franchement enclins à l'intégration. Tu es vraiment tombée sur des cons.

Fanny 01/12/2008 08:47


C'est ce qu'on m'a dit...nos amis alsaciens ont été eux aussi écoeurés par mon récit....il y a des cons partout....


Marc 29/11/2008 16:59

Tu as bien fait de leur rentrer dans le lard! Il y a des cons partout, en Alsace ils font dans l'anti-"français de l'intérieur".

Fanny 01/12/2008 08:52


Je crois que je ne suis plus la seule à vouloir leur rentrer dans le lard...nos amis alsaciens attendent impatiemment aussi de les croiser....


vivi 23/11/2008 22:11

pfffffffffffffffff sont trop cons, en plus s'enerver alors qu'il y a une petite fille dans la voiture, n'importe quoi les gensGRRRRRRRRRRRRR

mamie brigitte 20/11/2008 13:45

tu as vecue ce que j'ai vecue quand j'etais en ALLEMAGNE poutant il y a 40ans .tu aurrais du aller voir la police !